24 octobre 2007
Le CNE viré !? (après 2 ans de période d'essai)
Selon les Echos, l'Organisation Internationale du Travail condamnerait le 15 novembre le Contrat Nouvelle Embauche. Mis en place en août 2005, ce contrat permet aux entreprises de moins de 20 salariés de licencier sans motif un signataire de ce contrat et ceci durant ses 2 premières années de travail !
Il est en effet contraire à l'article C158 de l'OIT : "Un travailleur ne devra pas être licencié sans qu'il existe un motif valable de licenciement lié à l'aptitude ou à la conduite du travailleur ou fondé sur les nécessités du fonctionnement de l'entreprise, de l'établissement ou du service."
Il y aurait actuellement 900000 CNE en France et je pense que certains employeurs ont des soucis à se faire : En effet, si l'avis de l'OIT n'est que consultatif, les prud'hommes, eux, devraient le prendre bien à leur compte.
Je suis employeur aujourd'hui et j'aimerais plus de flexibilité et de simplicité dans les contrats de travail.
En revanche, je pense qu'il me faut moins de 2 ans pour savoir si une personne est compétente ou non, et que je ne pourrais jamais licencier qui que ce soit sans être en mesure de lui en exposer les raisons.
Autres sources: la fiche pratique du ministère du travail et un Article du JDD
23:38 Publié dans 6-Actu RH | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cne, employeurs, contrat, travail
07 octobre 2006
Parisot propose une alternative au CNE
Séparation à l'amiable ?
La présidente du MEDEF dans une interview à l'Usine Nouvelle aborde la question de la rupture du contrat de travail sous un nouvel angle.
Je suis totalement, farouchement et définitivement opposé au CNE : cette façon de priver une personne de travail et par conséquent de revenus et voire de rôle social sans avoir à en lui expliquer les raisons me révolte tout simplement.
J'ai néanmoins toujours considéré la relation employeur / employé comme un échange : L'employé apporte ses connaissances et son savoir faire métier, le produit de ses productions, ses capacités à monter en compétences...En contrepartie, l'employeur apporte les moyens : outils de travail, formation, management, salaire...
C'est l'association de l'ensemble de ces compétences, moyens et objets de motivation qui permet à l'entreprise de produire de la valeur ajoutée.
Laurence Parisot envisage une possibilité de rupture négociée. Cest une pratique déjà largement répandue dans les faits et elle me semble nettement plus en phase avec les notions d'échanges, de complémentarité et d'apport mutuels que je vois dans une relation de travail.
Il reste encore quelques détails à régler : Quid des indemnités de rupture ? et surtout le principe de base du droit social qui définit la relation de travail par une relation de subordination !
Une vraie voie vers de la flexibilité intelligente ?
Je le pense, et vous ?
10:01 Publié dans 6-Actu RH | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : emploi, travail, contrat, rupture, medef, parisot, cne

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